Les 5 idées reçues sur les HIFU
Les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) figurent parmi les technologies utilisées en médecine esthétique pour traiter certaines formes de relâchement cutané sans chirurgie. Pourtant, malgré sa popularité grandissante, il reste entouré de nombreuses idées reçues. On vous décrypte les 5 mythes les plus fréquents pour vous aider à mieux comprendre cette technologie.
1. « Tous les traitements du relâchement se ressemblent »
C’est une idée reçue répandue. En réalité : tous les traitements du relâchement cutané n’agissent pas de la même manière.
Les HIFU permettent de délivrer de l’énergie à des profondeurs précisément définies sous la peau, qui ciblent le SMAS (Système Musculo-Aponévrotique Superficiel), une couche située sous la peau qui joue un rôle essentiel dans la fermeté et le soutien des tissus du visage.
Selon le dispositif utilisé et les caractéristiques du patient, cette technologie peut être proposée :
- En prévention du relâchement cutané
- Pour des signes de vieillissement modérés
- Pour redéfinir les contours du visage et raffermir certaines zones du corps
En revanche, en cas de relâchement cutané important, la chirurgie reste plus adaptée. En effet, les HIFU sont idéaux pour un effet lifting naturel, sans chirurgie, mais ne remplace pas une intervention chirurgicale lorsque celle-ci est indiquée.
2. « Les résultats sont immédiats »
Certains pensent que le résultat final est visible juste après la séance. Cependant, les résultats d’un traitement HIFU sont progressifs.*
Après une séance, un léger effet tenseur peut être perceptible, mais les résultats apparaissent progressivement sur 3 à 4 mois, avec une évolution pouvant se poursuivre plusieurs mois selon les patients, les zones traitées et le dispositif utilisé. Cela s’explique par le processus naturel de régénération du collagène, appelé néocollagenèse.
*L’importance de l’effet et sa durée varie d’un individu à l’autre et selon le type de dispositif.3. « Les HIFU sont très douloureux »
La douleur est un sujet qui peut freiner certaines personnes. Il faut savoir que la sensation diffère selon le profil du patient.
Pendant la séance, vous pouvez ressentir :
- Une sensation de chaleur
- De légers picotements
- Parfois des décharges localisées
Ces sensations sont temporaires et disparaissent immédiatement après la séance. Cependant, l’intensité de la douleur peut varier selon l’appareil utilisé, et selon la technique et l’expertise du professionnel réalisant le traitement. Néanmoins, il existe différents protocoles de gestion de la douleur, avec ou sans recours à des mesures pharmacologiques, permettant d’améliorer le confort du patient tout au long de la séance.
4. « Une seule séance peut suffire à tout le monde »
On entend souvent qu’un seul traitement suffit pour des résultats. Néanmoins, tout dépend du profil et des objectifs.
Le nombre de séances dépend de plusieurs facteurs :
- L’âge
- La qualité de la peau
- Le degré de relâchement
- Les objectifs recherchés
- Les zone traitées (le corps peut avoir à nécessiter plus de séances)
Dans certains cas, une seule séance peut suffire. Dans d’autres, un protocole personnalisé sera recommandé. La prise en charge doit toujours être personnalisée, demandez conseil à votre professionnel de santé.
5. « Après 50 ans, ça ne sert plus à rien »
Contrairement à une idée reçue, l’âge seul n’est pas un critère déterminant. Après 50 ans, les HIFU peuvent tout à fait offrir de très bons résultats, à condition que la qualité de la peau et le degré de relâchement cutané soient adaptés à cette technologie.
Il est, par ailleurs, particulièrement recommandé pour :
- Un relâchement cutané léger à modéré
- Une peau encore capable de produire du collagène
Il est en revanche moins adapté :
- En cas de relâchement très important
- Sur certaines zones ou conditions spécifiques contre-indiquées
C’est pourquoi un diagnostic professionnel est essentiel pour déterminer si les HIFU sont le bon traitement pour vous. Selon l’équipement HIFU utilisé, celui-ci peut intégrer ou non un système de visualisation par échographie permettant d’observer les différentes couches de la peau pendant le traitement. Cette technologie aide le praticien à cibler précisément la zone à traiter.